samedi 28 février 2009

Des chiffres glacials !

Sans vouloir faire de politique, là n'est pas le but de cet article, en plus je n'appartient à aucun parti, il y a des chiffres qu'il faut parfois ressortir, revoir, des chiffres qui font froid dans le dos, qui nous questionne sur la légitimité de nos sociétés modernes actuelles, sur nos modes de vies pour la plupart d'entre nous, moi y compris ...


- 4/5e de la population mondiale vit en dessous du seuil de pauvreté dont 2.8 milliards n'ont pas les moyens de s'instruire, de se soigner et de se loger.


- 4 milliards de personnes vivent avec un revenu inférieur à deux dollars par jour et 800 millions soufrent de la faim.

- Les 200 plus riches milliardaires de la planète possèdent, à eux seuls, l'équivalent de ce dont disposent 41% de la population mondiale soit 2.46 Milliards de personnes.

- La richesse des 10 personnes les plus riches du monde équivaut à une fois et demi le revenu de tous les pays sous-développés ensemble.

- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres soit 600 millions de personnes.

- Dans plus d'une centaine de pays le revenus par habitant est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était il y a 15 ans.

- L'écart entre le 5éme de la population le plus riche et le 5ème de la population le plus pauvre est de 1 pour 74 et il a doublé depuis les années 60.

- 20% de la population mondiale consomme 80% des richesses.

- Les multinationales accaparent 80% du commerce mondial, et le trafic entre elles représente 30% du chiffre global.

- Entre 1980 et 1993, les 500 plus grandes entreprises du monde ont supprimé 4,4 millions d'emplois, tandis que leurs ventes étaient multipliées par 1,4, leurs actifs par 2.3 et la rémunération de leur dirigeants par 6.1.

- 37000 multinationales réunis valent deux fois le PIB de l'Amérique latine.

- Le capital réuni de toutes les multinationales est de 31 millions de milliards de dollars. Elles peuvent étrangler n'importe qu'elle économie.

- On ne trouve pas les six milliards de dollars qui suffiraient chaque année à assurer un enseignement de base à toute la population mondiale, alors qu'il se dépense annuellement aux Etats-Unis huit milliards de dollars en cosmétiques.

- On ne trouve pas les 80 milliards de dollars annuels qui permettraient d'organiser les services publics de base dans le monde entier, alors que ce chiffre est inférieur à celui de la fortune cumulée des sept personnes les plus riches du globe.

- L'OCDE prévoit, pour un futur proche, un chômage contrôlé de près de 30% de la population active, et un tiers des habitant du globe pourrait se retrouver sans moyen de subsistance. Pour l'instant 900 millions de personnes, 15% de la population mondiale, sont sans travail

- 17 millions d'enfants meurent chaque année à cause de maladies facilement curables (soit 46575 par jours)

- Un tiers des habitants de l'hémisphère sud n'atteint pas l'âge de quarante ans

- 200 millions de femmes sont surexploitées.70% des pauvres sont des femmes ; les femmes représentent de plus 80% des réfugiés de guerre et 60% des analphabètes .

- La pauvreté touche aussi les pays riches et industrialisés: Les Etats Unis compte 34.5 Millions de pauvres, les Royaumes Unis: 12 Millions. La France n'est pas en reste avec 8 Millions de personnes, et les Restos du coeur, avec ses 40 000 Bénévoles, fournissent 60 000 000 de repas par an après 14 ans d'existence, atténuant ainsi, avec de nombreuses autres associations caritatives, les effets les plus dévastateurs du système capitaliste.

- Toujours en France, on compte entre 400.000 et 500.000 SDF alors que 2 millions de logements sont inoccuppés.

- Si tous les habitants du monde consommaient autant que les habitants de l'union Européenne, il faudrait trois planètes terre pour produire suffisamment.

- Nous sommes actuellement 6 milliards d'individus sur terre et on estime que ce chiffre va atteindre 9 milliards d'ici 50 ans : inutile de décrire l'ampleur des problèmes d'alimentation, de misère, d'épidémie, de tensions, de flux migratoires...qui vont se poser si le système actuel est maintenu. Il faut noter ici que le problème de l'explosion démographique ne peut être résolu que par l'éducation: "Les statistiques disent que les couples qui ont a peu près le niveau baccalauréat ou équivalent ont 2,5 enfants en moyenne; les couples qui n'ont pas d'éducation du tout ont 6 enfants. Dans les pays pauvres, on éduque certains mais pas les autres, alors ils ont des enfants: Plus il y a d'enfants, plus le pays est pauvre, plus le pays est pauvre, moins il a de système éducatif, c'est la spirale vicieuse. Comment en sortir?

vendredi 27 février 2009

La phrase de la semaine

"Ernest Emingway a écrit "Le monde est un bel endroit, qui vaut la peine qu'on se batte pour lui." Je suis d'accord avec la seconde partie."
Somerset (Morgan Freeman) dans Se7en

lundi 23 février 2009

Meunieue's birthday !

Bon anniversaire pour tes 24 ans, sois heureuse, tu le mérite !

vendredi 20 février 2009

La phrase de la semaine

"Et maintenant, je ne suis plus qu'un vieux morceau de viande cassé, et je suis seul. Et je mérite d'être seul. Mais ne me hais pas."
Mickey Rourke dans "The wrestler"

The wrestler de Darren Aronofsky

Synopsis :

A la fin des années 80, Randy Robinson, dit The Ram ("Le Bélier"), était une star du catch. Vingt ans plus tard, il ne se produit plus que dans des salles de gym de lycées ou des maisons de quartier... Brouillé avec sa fille, il est incapable d'entretenir une relation durable avec quiconque : il ne vit que pour le plaisir du spectacle et l'adoration de ses fans.
Mais lorsqu'il est foudroyé par une crise cardiaque au beau milieu d'un match, son médecin lui ordonne d'abandonner le catch : un autre combat pourrait lui être fatal. Contraint de se ranger, il tente de renouer avec sa fille et, dans le même temps, entame une liaison avec une strip-teaseuse vieillissante. Pourtant, son goût du spectacle et sa passion pour le catch risquent bien de reprendre le dessus et de le propulser de nouveau sur le ring...

Avec Mickey Rourke, Marisa Tomei, Evan Rachel Wood

Date de sortie : 18 Février 2009


Vu mercredi.
2 ans que j'attendais ce film !! Dès la seconde où se sont rallumées les lumières de la salle où était projeté "The Fountain" ...
Aronofsky venait en trois films de se faire une grande place dans le monde cinématographique et accessoirement dans ma petite tête.
Alors dire que mes attentes étaient grandes (trop?) serait peu dire ... Bref viendez-en aux faits ...
Pour son quatrième film, le réalisateur Américain délaisse ses mises en scènes tape à l'oeil et chargées. Pour faire simple c'est l'opposé total de "The fountain" et je n'exagère pas d'un poil. Difficile de décelé qu'il s'agit bien du même metteur en scène d'ailleurs !! J'ai lu quelque part une personne qui disait que c'est un mixte entre Rocky et les frères Dardenne, ben je crois qu'on ne peut pas mieux résumé ! Sauf qu'a l'opposé des Frères Belges que je trouve toujours un peu froid personnellement, Aronofsky nous touche en plein coeur comme à son habitude.
Mise en scène minimaliste donc pour un drame authentique et bouleversant habité par un Mickey Rourke qui se mets à nu. En effet les parallèles avec sa vie sont tellement évident qu'il ne joue pas, il est Randy. C'est ce qui rend le film encore plus fort, plus fragile.
Le scénario se déroule sans grosses surprises malgré tout, mais le fond est intéressant, les rencontres avec sa fille sont à chaque fois éprouvantes et font parties des très belles scènes du film, tout comme ce final ouvert où chacun peut voir ce qu'il veut ... SPOILER Un dernier effort, sorte de suicide devant son public, un suicide pour ne plus souffrir, dire adieu à sa fille, au bonheur, à la solitude et enfin être en paix, ou alors est ce seulement son dernier match, le dernier coup du Bélier avant de se retirer?) FIN DE SPOILER
Final d'une émotion intense, tant pour le film que pour ce grand acteur qu'est Mickey Rourke ! Chapeau l'artiste !
Le score de Clint Mansell est beaucoup plus discret, presque effacé mais c'est totalement fait exprès, quand à la chanson de Springsteen elle colle parfaitement au film.
Quand à Aronofsky il prouve qu'il a plus d'une corde à son arc, au delà de son univers, il prouve son aptitude à toujours se surpasser même dans un style où personne ne l'attendais.
Note : 8.5/10

Hunger de Steve McQueen

Synopsis :

Prison de Maze, Irlande du Nord, 1981. Raymond Lohan est surveillant, affecté au sinistre Quartier H, celui des prisonniers politiques de l'IRA qui ont entamé le "Blanket and No-Wash Protest" pour témoigner leur colère.
Le jeune Davey Gillen, qui vient d'être incarcéré, refuse de porter l'uniforme car il ne se considère pas comme un criminel de droit commun. Rejoignant le mouvement du Blanket Protest, il partage une cellule répugnante avec Gerry Campbell, autre détenu politique, qui lui montre comment communiquer avec l'extérieur grâce au leader Bobby Sands.
Lorsque la direction de la prison propose aux détenus des vêtements civils, une émeute éclate. La violence fait tache d'huile et plus aucun gardien de prison n'est désormais en sécurité. Raymond Lohan est abattu d'une balle dans la tête.
Bobby Sands s'entretient alors avec le père Dominic Moran. Il lui annonce qu'il s'apprête à entamer une nouvelle grève de la faim afin d'obtenir un statut à part pour les prisonniers politiques de l'IRA.

Avec Michael Fassbender, Liam Cunningham, Stuart Graham

Date de sortie : 26 Novembre 2008


Sortie en novembre 2008 en France il n'était pas passé à l'époque, jusque hier soir dans ma petite ville et en VO s'il vous plait ! Cool
Je me suis donc empressé d'aller le voir suite aux bonnes critiques aperçu ici et là.
Et ben quelle claque, surement un des meilleurs films de 2008 !!
Steve McQueen, dont c'est le premier film affiche une maitrise total et impressionnante.
Une mise en scène radicale, au plus près des corps flétris des détenus, plusieurs plans inspirés qui impose le respect. Steve McQueen dès son premier film se fait un nom !!
1h40 éprouvantes pour un film qui a la force de ne pas prendre partie, à l'image de ce CRS effondré pendant que ses camarades se défoulent sur les prisonniers.
Le long passage du milieu est une sorte de retour au calme nécessaire où jusque là les images pesaient plus que les mots, avant de repartir vers un final dont on ne ressort pas indemne.
Michael Fassbender livre une prestation énorme, tout comme le gardien (dont je ne connais pas le nom).
A voir absolument !
Note : 8.5/10

mardi 17 février 2009

Doute de John Patrick Shanley

Synopsis :

1964, une école catholique dans le Bronx.
La père Flynn, un prêtre de la paroisse, entraineur de basketball, est soupçonné d'avoir fait des attouchements sur un garçon noir de douze ans.
Soeur Aloysius, directrice de l'école, a des doutes sérieux sur la moralité du prêtre mais n'arrive pas à établir les preuves nécessaires à son renvoi.
Quand soeur James, une soeur naïve, vient lui raconter un événement impliquant le père Flynn et un garçon de l'école, soeur Aloysius estime que ses soupçons sont confirmés. Elle part donc en guerre contre le prêtre, bien determinée à le demasquer. L'aumônier accusé va tenter de se disculper mais soeur Aoysius n'a pas dit son dernier mot. La doute s'installe. Quelles en seront les conséquences ? Et si tout cela n'était qu'un malentendu ?

Avec Meryl Streep, Philip Seymour Hoffman, Amy Adams

Date de sortie : 11 Février 2009


J'en sors à l'instant.
Décevant de bout en bout.
L'histoire peine à s'installer puis se distille par la suite avec une lenteur pachydermique. Le scénario n'est pas très prenant, les dialogues souvent interminables et l'intérêt plus que limité ...
Reste un duo d'acteurs brillants mais cela ne suffit pas à tenir en haleine pendant presque 2 heures.
Et puis pourquoi situé l'action il y a 40 ans ?? Je ne comprends pas .... ?
Pas horrible ni mauvais mais terriblement ennuyeux pour pas grand chose.
Note : 4.5/10

Eden à l'ouest de Costa Gavras

Synopsis :

Comme dans l'Odyssée, c'est en mer Egée que l'aventure d'Elias, notre héros sans légende, commence. Sur la même mer, sous le même soleil et le même ciel qu'à l'aube de la civilisation. Après bien des péripéties, dont une escale au paradis et un bref séjour en enfer, son épopée finit magiquement à Paris. Paris, que chaque errant voit briller au plus profond de ses rêves dans son sommeil incertain.
"Eden à l'Ouest tente de faire écho au parcours, à l'errance, à l'histoire de ceux - hier ce fut nous-mêmes ou nos pères et mères - qui traversent la terre, bravent les océans et les uniformes à la recherche d'un toit. L'histoire d'Elias n'est pas celle d'Ulysse, ni celle de Jean-Claude, ni la mienne. Mais je me reconnais dans Elias, cet étranger qui ne m'est pas étranger..."

Avec Riccardo Scamarcio, Eric Caravaca, Ulrich Tukur

Date de sortie : 11 Février 2009


Vu cet après-midi.
Très intéressant, comme souvent avec Gavras. Un brin plus léger dans la forme que d'habitude mais avec un sujet toujours aussi délicat traité avec beaucoup d'humanité.
Cette histoire est intemporelle, elle n'a ni lieu, ni passé, ni avenir, on ne sait rien de tout ça mais au final cela s'avère judicieux, finalement on est comme lui, perdu, ayant quitté son passé pour un avenir incertain.
Riccardo Scamarcio est éblouissant tout au long du film, son personnage est énormément attachant et son parcours nous fait passer du rire aux larmes.
La fin ouverte parait elle aussi être un choix judicieux et nous laisse avec pleins de questions en tête sur un sujet qui est peut être encore plus d'actualité les dernières années.
Note : 7/10

Espion(s) de Nicolas Saada

Synopsis :

Vincent, un jeune homme brillant mais refermé sur lui-même, travaille comme bagagiste dans un aéroport et refuse le parcours tracé que lui offraient ses études. Avec son collègue Gérard, Vincent a l'habitude de voler dans les valises avant leur embarquement en soute. Alors qu'il fouille un bagage diplomatique, Gérard meurt brutalement suite à une explosion. Le propriétaire de la valise, un diplomate syrien, récupère le bagage avant de disparaître.
Vincent est alors coincé par la DST qui lui propose un marché : lui éviter la prison et collaborer avec les services secrets français et anglais pour retrouver les hommes impliqués dans l'explosion.
L'enquête conduit Vincent à Londres, qui, sous une fausse identité, essaie de se rapprocher d'un homme d'affaires anglais, Peter Burton, apparemment manipulé par les services secrets syriens. La DST et le MI5 poussent alors Vincent à séduire l'épouse de Burton, Claire, une française au caractère fragile. Vincent se rapproche de la jeune femme et la manipule pour la forcer à collaborer avec le MI5. Déstabilisé par les enjeux de la mission, Vincent va être bientôt rattrapé par ses sentiments.

Avec Guillaume Canet, Géraldine Pailhas, Stephen Rea

Date de sortie : 28 Janvier 2009


Vu jeudi.
C'est marrant parce qu'en sortant de la salle on se dit que si le scénario avait été plus béton ça aurait pu donner un sacré bon film !!
En effet pour son premier film Nicolas Saada arrive à faire ressortir beaucoup de choses au travers d'une mise en scène qui trouve le ton juste en se refusant le spectaculaire à tout prix ! Pari gagné car oui on marche à fond, tout fonctionne à merveille, entre tension et histoire d'amour le jeune réalisateur ne perd pas de temps et nous diverti avec soin.
Et pourtant pendant 1h40 impossible de ne pas s'offusquer devant ce scénario cousu de fil blanc. L'histoire de départ est déjà un peu facile mais alors qui peut croire en Guillaume Canet (par ailleurs très bon) reconverti en 2 minutes de bagagiste à détective privé ... surtout que le bougre est de suite à l'aise ...
Comment croire à cette intrusion rapide de ce dernier dans une famille quand même très secrète, comment croire à cette histoire d'amour ...
Bref en y regardant de plus près ça ne tient pas ... et pourtant le pire c'est que comme dit plus haut on est happé par la mise en scène et le couple Canet/Pailhas.
Résultat mitigé donc tellement gros mais tellement efficace en même temps !!
Note : 6.5/10

Ce que pensent les hommes de Ken Kwapis

Synopsis :

Ce que pensent les hommes est une réjouissante comédie romantique qui dresse un portrait provocateur, hilarant et libérateur de l'incompréhension entre hommes et femmes. Tandis qu'un groupe de jeunes femmes brillantes, originales et extrêmement déterminées s'efforcent de déchiffrer le langage amoureux, elles nous entraînent dans une réjouissante quête éperdue du grand amour...
Une chose reste certaine : s'il ne vous appelle pas, s'il ne couche pas avec vous, s'il est marié à quelqu'un d'autre ou s'il couche avec une autre... il y a de grandes chances qu'il ne s'intéresse pas à vous !

Avec Ben Affleck, Jennifer Aniston, Drew Barrymore

Date de sortie : 11 Février 2009


Vu Jeudi.
Ni plus ni moins que ce que nous vendait la bande annonce, c'est à dire une comédie sentimentale en forme de film chorale.
Le genre de film de lendemain de cuite, c'est pas très profond, pas très fin mais c'est pas du tout prise de tête et c'est pas mauvais dans son genre.
A partir de là il suffit d'y aller un jour où l'on a envie de voir ce type de film et puis ça passe relativement bien ma foi.
Les acteurs et les actrices sont tous corrects, la "morale" et la mièvrerie pas trop appuyer, ça pète pas plus haut que son cul, nan c'est pas trop mal au final .. puis y'a Scarlett ..... agrrrrrrrrrrrrrr !!!!!!!! Pardon ... mais j'peux pas m'en empêcher ... Embarassed
Note : 6/10