lundi 9 mars 2009

L'auberge Espagnole de Cédric Klapisch

Synopsis :

Xavier, un jeune homme de vingt-cinq ans, part à Barcelone pour terminer ses études en économie et apprendre l'espagnol. Cette langue est nécessaire pour occuper un poste, que lui promet un ami de son père, au ministère des finances. Mais pour ce faire, il doit quitter sa petite amie Martine, avec qui il vit depuis quatre ans.
En Espagne, Xavier cherche un logement et trouve finalement un appartement dans le centre de Barcelone qu'il compte partager avec sept autres personnes. Chacun de ses co-locataires est originaire d'un pays différent.

Avec Romain Duris, Cécile de France, Judith Godrèche

Date de sortie : 19 Juin 2002


Vu hier.
Je l'avais vu il y a très longtemps et en gardais que de vagues souvenirs plutôt mitigé, j'ai retenté l'expérience hier soir.
Sympa est le premier mot qui me vient en tête, mais pas de quoi en faire tout le cirque qu'ont en avait fait à l'époque très certainement.
Klapisch livre un film générationnel, un peu bobo sur les bords, alors bien sur la majorité des thèmes récurrents sont abordés, sans génie, sans réelle profondeur mais avec un certain capital sympathie.
Les personnages sont attachants, l'histoire se suit avec un plaisir assuré, c'est convenu mais fluide ce qui fait que les 2 heures passent très vite et qu'au final sans crié au chef d'oeuvre on se rend compte qu'on y a pris goût.
Note : 7.5/10

Harvey milk de Gus Van Sant

Synopsis :

Le film retrace les huit dernières années de la vie d'Harvey Milk. Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l'intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l'histoire.

Avec Sean Penn, Josh Brolin, Emile Hirsch

Date de sortie : 04 Mars 2009


Vu la semaine dernière.
Gus Van Sant décide de lâcher ses trips bien à lui pour se consacrer à un biopic tiré de la vie d'Harvey Milk. A l'arrivée c'est à la fois enthousiasmant et finalement très convenu.
Commençons par les bons cotés, un Sean Penn habité par le personnage qui n'a pas voler l'oscar (même si j'aurai bien vu Mickey), il arrive totalement à faire disparaître sa virilité et son charisme au travers d'un personnage plus efféminé et discret. La deuxième grande force du film est d'être avant tout un hymne à la liberté, au respect de chacun, et ça il le fait plutôt bien car dès le départ il y a comme une sorte d'attachement qui se crée entre Harvey Milk est le public, il est attachant et son combat ne mérite que d'être remporter.
Léger bémol malgré tout, le film reste consensuelle, pas transcendant, il manque les petites choses qui font les grands films pour accoucher au final d'un biopic utile, rafraichissant, intéressant mais très académique.
Note : 7.5/10

La vague de Dennis Gansel

Synopsis :

En Allemagne, aujourd'hui. Dans le cadre d'un atelier, un professeur de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d'un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôle grandeur nature, dont les conséquences vont s'avérer tragiques.

Avec Jürgen Vogel, Frederick Lau, Max Riemelt

Date de sortie : 04 Mars 2009


Vu hier.
Avec un postulat de départ séduisant "La vague" avait tout du film intéressant et surtout utile.
Malheureusement les espoirs partent assez vite en fumée tant le film est maladroit ce qui enlève bêtement tout l'aspect pédagogique qu'il aurait pu constituer. Les élèves se mettent à changer et à se prendre au jeu bien trop rapidement, et à partir de là le film perd toute crédibilité se noyant dans toute sorte de gaucherie (L'élève qui brûle tout ses vêtements de marque du jour au lendemain, la ville tagée, la formation de clan ect...), tout est bien trop rapide.
Dommage donc, car si le fond est respectable et nécessaire (oui la dictature est parfois plus près qu'on ne le croit et mieux vaux être conscient de ses pièges) l'ensemble frôle la catastrophe.
Note : 4/10

Bellamy de Claude Chabrol

Synopsis :

Comme chaque année à la belle saison, le commissaire Paul Bellamy vient séjourner à Nîmes dans la maison de famille de sa femme Françoise qui rêve de croisières au bout du monde... Paul ne peut se passer de Françoise, mais il déteste les voyages. Un double prétexte le cloue sur place : l'arrivée inopinée de Jacques son demi-frère, aventurier au petit pied, porté sur la bouteille ; et l'apparition d'un homme aux abois qui lui réclame sa protection. Dans son désir empathique d'aider les uns et les autres, si possible en restant sur place, Paul leur consacrera son temps et ses efforts. Sa curiosité naturelle à enquêter y trouvera son compte. Sa position de frère aîné lui donnera davantage de fil à retordre...
L'homme aux abois dont Paul va s'occuper, c'est Noël Gentil, un quadragénaire effrayé qui se terre dans un motel des faubourgs. Endetté jusqu'au cou, dans l'impossibilité de payer les crédits de la maison où vit son épouse, il se ronge de ne pouvoir honorer la promesse faite à sa maîtresse de l'emmener au bout du monde.
Noël Gentil craint la police. Il craint de se montrer. Il craint d'avoir tué. Qui ? Il ne dit pas. Cantonné dans l'angoisse et les approximations, il intéresse Bellamy au plus haut point...
C'est une enquête en solo que Paul va mener, secondé par Françoise son épouse, que l'histoire stimule et mobilise, redonnant par la même occasion un coup de fouet à leur couple tandem dont Jacques le frère cadet, amoureux de Françoise et envieux de son frère, est horriblement jaloux...
Il est plus facile d'aider les autres que les membres de sa famille, c'est une des clés du film.

Date de sortie : 25 Février 2009

Avec Gérard Depardieu, Clovis Cornillac, Jacques Gamblin


Vu hier.
Très très déçu, Chabrol foire complètement son film, il n'y a vraiment pas grand chose à retenir dans l'ensemble.
J'ai failli quitter la salle (chose que je ne fais jamais) tant on attend la fin avec impatience au bout de 30 minutes. C'est long, c'est lent, c'est vain. Le montage est calamiteux en plus ce qui n'arrange rien et les dialogues oscille entre le moyen et le pitoyable.
Pachydermique d'un bout à l'autre il reste néanmoins une bonne performance de la part de notre Gérard national et un dernier quart d'heure qui reste plus ou moins honorable ...
Digne d'un p'tit téléfilm made in france 3 Sad
Note : 3/10

samedi 7 mars 2009

La phrase de la semaine


"L'amour, l'amitié, c'est surtout rire avec l'autre, c'est partager le rire que de s'aimer"
Arletty

mercredi 4 mars 2009

Halloween de John Carpenter

Synopsis :

La nuit d'Halloween 1963. Le jeune Michael Myers se précipite dans la chambre de sa soeur aînée et la poignarde sauvagement. Après son geste, Michael se mure dans le silence et est interné dans un asile psychiatrique. Quinze ans plus tard, il s'échappe de l'hôpital et retourne sur les lieux de son crime. Il s'en prend alors aux adolescents de la ville.

Date de sortie : 14 Mars 1979

Avec Jamie Lee Curtis, Donald Pleasence, Brian Andrews

Enfin vu lundi.
Je n'ai pas vu toute la filmographie de Big John mais je dois dire que je commence au fil des années et des découvertes tardives que je fais à devenir bien copain avec lui Laughing
Remettons les choses dans leurs contextes, Halloween à 30 ans, un budget de 325 000 $, et Carpenter à l'époque livre ce qui est sans doute le pilier des slashers. On comprend vite on voyant ce film qu'il a inspiré des centaines de films contemporains.
La mise en scène et fabuleuse (comme toujours avec Carpenter), on ne voit quasiment jamais le tueur et pourtant le vieux bougre arrive à instaurer une grosse pression dont lui seul à le secret.
Musique cultissime du maître !! Acteurs corrects, scénario classique mais efficace, l'ensemble fonctionne à merveille !
P'tit bémol malgré tout, la mise en scène à tendance à souffrir de redondance avec tout le long du film le même schéma hors champ/musique.
Pas mon préféré pour l'instant mais essentiel à coup sur !
Note : 8/10

Boy a de John Crowley

Synopsis :

A 24 ans, Jack sort de prison où il a passé toute son adolescence pour un meurtre qu'il a commis lorsqu'il était enfant. Dès sa libération, Terry, assistant social, l'emmène le plus loin possible de ce scandale encore présent dans tous les esprits. Terry lui donne un autre nom, lui trouve un travail, une maison. Dans cette ville d'Angleterre qu'il ne connaît pas, Jack se construit une nouvelle vie à laquelle il tente de se tenir. Mais si l'anonymat est un répit, il est aussi une douloureuse contrainte puisque Jack ne peut révéler à ses nouveaux collègues ou amis, et à la fille dont il tombe amoureux, la vraie nature de son passé. Jusqu'au jour où, par hasard, Jack devient un héros local et que sa photo apparaît à la une des quotidiens...

Date de sortie : 25 Février 2009

Avec Andrew Garfield, Peter Mullan, Katie Lyons


Vu lundi comme prévu.
J'avais lu quasiment que des critiques positives avant d'aller voir le film, j'en attendais donc pas mal pour tout dire.
Et je suis sorti de la salle assez déçu, pas convaincu en tout cas.
Le scénario n'exploite pas du tout le thème qu'il évoque (la réinsertion de gens qui sortent de prisons après avoir commis un acte grave), elle ne fait que frôler les enjeux, par peur ou par fainéantise.
L'immersion fonctionne malgré tout grâce entre autres à un jeu d'acteur attachant signé Andrew Garfield. Son personnage fragile joue beaucoup sur l'ensemble du film et fait que ça se tient malgré tout.
Coté réalisation c'est soigné, propre mais le tout est surfait quand même.
Note : 6.5/10

Redacted de Brian de Palma

Synopsis :

Redacted raconte une histoire fictive inspirée de faits réels. C'est une expérience unique qui nous obligera à réexaminer de manière radicale les filtres à travers lesquels nous voyons et acceptons les événements mondiaux, le pouvoir de l'image médiatisée et l'influence exercée par la présentation des images sur ce que nous pensons et ce que nous croyons.

Le film se concentre sur un petit groupe de soldats américains en garnison à un poste de contrôle en Irak. La succession de points de vue différents permet de confronter l'expérience de ces jeunes hommes sous pression, de journalistes et collaborateurs des médias avec celle de la communauté irakienne locale afin de faire la lumière sur les conséquences désastreuses que le conflit actuel et leur rencontre fortuite ont eues sur chacun d'eux.

Avec Kel O'Neill, Ty Jones, Daniel Sherman

Date de sortie : 20 Février 2008


Vu lundi.
Bon film qui encore une fois montre les horreurs de la guerre, une guerre toujours d'actualité d'ailleurs ...
Les Américains ont quand même le don de la remise en question éclair et de l'affrontement des problèmes en temps réel, ça serait intéressant de compter le nombre de films sortis depuis le début de la guerre en Irak et de faire un parallèle chez nous avec la guerre d'Algérie presque 50 ans après, n'ayant officialisé la guerre qu' en 1998 ...
Bref, le film joue la carte du de la fiction/documentaire en reprenant des faits réels survenu en Irak, De Palma veut mettre clairement en avant les dérives survenus là-bas et se livrer par la même occasion à l'information en général.
Comme dit plus haut, le final qui nous confronte aux "vrais" images d'archives est douloureux à vivre, l'horreur en face, l'être humain dans ce qu'il sait faire de pire Confused
Pas transcendant mais intéressant de bout en bout le film vaut la peine d'être vu.
Note : 7/10

lundi 2 mars 2009

Ricky de François Ozon

Synopsis :

Quand Katie, une femme ordinaire, rencontre Paco, un homme ordinaire, quelque chose de magique et de miraculeux se produit : une histoire d'amour. De cette union naîtra un bébé extraordinaire : Ricky.

Avec Alexandra Lamy, Sergi López, Mélusine Mayance

Date de sortie : 11 Février 2009


Vu hier.
Un peu pareil que Gran Torino, la bande annonce m'intriguait mais ne me pousser pas vraiment à aller le voir, puis je me suis dit que chez Ozon même si c'est pas toujours exceptionnel il y a en général quelque chose à prendre.
Et effectivement, véritable OVNI cinématographique, le film est sans concession, Ozon livre un film terriblement loufoque et assumé.
Mise en scène minimaliste au coeur d'une famille ouvrière banale, lorsqu'une grossesse va tout changer, Ozon prend alors un virage déstabilisant être rêve et drame farfelu. Ce qui est intéressant c'est la manière dont il tient son cap et laisse au final pas mal de questions en suspens.
Malgré tout on ressent un certain flottement, pas grand chose à se mettre sous la dent, une sorte de très bonne idée de cout métrage étalé sur 1h30, car si le film laisse place à l'imagination et au questionnement il ne s'y passe finalement pas grand chose.
Alexandra Lamy est convainquante, Sergi Lopez fait du Sergi Lopez.
Demi-teinte donc mais on repense pas mal au film après l'avoir vu, un cinéma nécessaire puisque pas scléroser et finalement attachant grace à ça.
Note : 6/10

Gran torino de Clint Eastwood

Synopsis :

Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible, amer et pétri de préjugés surannés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même, occupant ses journées à bricoler, traînasser et siroter des bières. Avant de mourir, sa femme exprima le voeu qu'il aille à confesse, mais Walt n'a rien à avouer, ni personne à qui parler. Hormis sa chienne Daisy, il ne fait confiance qu'à son M-1, toujours propre, toujours prêt à l'usage...
Ses anciens voisins ont déménagé ou sont morts depuis longtemps. Son quartier est aujourd'hui peuplé d'immigrants asiatiques qu'il méprise, et Walt ressasse ses haines, innombrables - à l'encontre de ses voisins, des ados Hmong, latinos et afro-américains "qui croient faire la loi", de ses propres enfants, devenus pour lui des étrangers. Walt tue le temps comme il peut, en attendant le grand départ, jusqu'au jour où un ado Hmong du quartier tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino... Walt tient comme à la prunelle de ses yeux à cette voiture fétiche, aussi belle que le jour où il la vit sortir de la chaîne.
Lorsque le jeune et timide Thao tente de la lui voler sous la pression d'un gang, Walt fait face à la bande, et devient malgré lui le héros du quartier. Sue, la soeur aînée de Thao, insiste pour que ce dernier se rachète en travaillant pour Walt. Surmontant ses réticences, ce dernier confie au garçon des "travaux d'intérêt général" au profit du voisinage. C'est le début d'une amitié inattendue, qui changera le cours de leur vie.
Grâce à Thao et sa gentille famille, Walt va découvrir le vrai visage de ses voisins et comprendre ce qui le lie à ces exilés, contraints de fuir la violence... comme lui, qui croyait fermer la porte sur ses souvenirs aussi aisément qu'il enfermait au garage sa précieuse Gran Torino...

Avec Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her

Date de sortie : 25 Février 2009


Vu hier.
J'y suis allé sans grande conviction à vrai dire, la bande annonce ne m'avait pas emballé plus que ça ... ceci dit j'aime beaucoup Clint Eastwood et j'ai donc décidé d'y aller malgré tout.
Je ne regrette pas même si on est loin du chef d'oeuvre pour ma part. La force du film est à à mon avis dans le coté "comique", l'auto-dérision que porte Clint à son égard, il joue avec son image de vieux réac' que certains lui attribuent, c'est plein de clairvoyance et on sent que l'homme joue avec.
Le film bascule petit à petit vers tout autre chose, le personnage se bonifie, change et essaye de réparer ses erreurs passées. La métamorphose se fait pour moi un peu vite, tout le film baigne dans une sorte de cliché perpétuel et déserre l'ensemble. Le gros facho-raciste devient le défenseur des opprimés, c'est surement un peu trop simpliste dans la forme mais malgré tout grâce au talent du Monsieur la mayonnaise arrive à prendre.
On est touché par ce vieux aigri qui se mets à réfléchir sur lui même, sa vie, sa mort, il y a probablement un réel parallèle avec sa propre vie. Un regard lucide et profondément touchant vient donc nous happé et l'on arrive à oublié un certains manque de finesse.
La réalisation est soigné comme toujours, le gars sait où il veut nous emmené et il le fait bien, lui qui pour son dernier rôle livre une bien belle prestation.
Note : 6.5/10